Voici un genre dont on parle peu en littérature de jeunesse, et qui pourtant y a toute sa place, selon moi.
Oubliez les Naruto, One Piece et autres Dragon Ball Z, où des ados combattent des méchants et les héros veulent devenir les meilleurs dans leur domaine. Les mangas peuvent être plus terre-à-terre et traiter de sujets divers comme l’amour (un grand classique), le harcèlement à l’école ou encore le deuil.

Tout cela avec une touche de fantaisie caractéristique de la culture japonaise.

Fruits Basket traite plus ou moins de tous ces thèmes.

Une boulette de riz dans un panier de fruits
Tohru est une lycéenne de 16 ans naïve, tête-en-l’air mais aussi d’une extrême bonté. À la mort de sa mère, elle se retrouve à vivre sous une tente, jusqu’à ce qu’elle soit recueillie par un camarade de classe, Yuki, et ses deux cousins Kyo et Shigure.
La jeune fille apprend alors qu’une étrange malédiction pèse sur cette famille depuis des générations : chaque fois qu’ils tombent dans les bras d’une personne du sexe opposé, ils se transforment en l’un des douze animaux du zodiaque chinois.
Pourtant étrangère à la famille – comme une boulette de riz dans un panier de fruits –, Tohru va tour à tour faire la rencontre des 12 membres atteints de la malédiction et changer leur destin à jamais.

Avec un graphisme simple et épuré, l’auteur nous livre une histoire drôle (la relation entre Kyo le chat et Yuki la souris est tout simplement désopilante) et rafraichissante. Elle a su jongler à la perfection entre des épisodes légers et des moments plus sombres où « la malédiction des 12 » prend tout son sens. On suit avec plaisir l’évolution de tous les personnages que l’on voit se transformer et murirent tout au long des 23 tomes.

Fruits Basket, Natsuki Takaya, Delcourt, 2002 à 2007

Kummba.