Si vous n’aimez que les histoires qui se finissent bien, si vous n’aimez pas voir des enfants souffrir, cette série n’est pas pour vous. Détournez le regard et arrêtez-vous plutôt sur une série plus joyeuse. C’est à peu près en ces termes que nous accueille Lemony Snicket, narrateur des Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, à chaque début d’épisode.

Tout est mal qui commence mal
La série commence par la mort de parents Baudelaire, brulés vifs dans l’incendie de leur maison. Ils laissent trois enfants, Violette, Klaus et Prunille. Suite à l’incompétence de l’employé de banque où est entreposée la fortune de leurs parents, les enfants Baudelaire sont confiés à l’horrible comte Olaf qui ne souhaite qu’une chose : mettre la main sur leur argent. De mésaventures en mésaventures, les Baudelaire vont user leurs talents et leur ingéniosité pour se sortir des situations les plus compliquées et échapper à l’avidité du comte Olaf.

Un univers haut en couleur
La série télévisée est très fidèle aux livres. Dès les premières minutes, le spectateur est plongé dans une atmosphère digne des romans jeunesses. Le ton pessimiste et l’humour noir de l’auteur se retrouvent tout au long des 8 épisodes que compte la première saison.
Mais les créateurs de la série ont su apporter leur touche, avec un univers fantastique qui rappelle à la fois Tim Burton et Wes Anderson. Des acteurs très justes, et plus particulièrement un Neil Patrick Harris très drôle dans le rôle de comte Olaf. De plus, le côté méta (série qui parle d’elle-même) de la série apporte une touche d’humour supplémentaire dans cette atmosphère, somme toute, plutôt sombre.

La série est une réussite totale qui ne manquera pas de plaire aux amateurs des livres, comme aux novices.

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, Netflix, 2017.