C’est LE film de la semaine dont on parle (en bien ou en mal) dans tous les médias : Pourquoi j’ai pas mangé mon père, réalisé par le comédien Jamel Debbouze. Le film étant une adaptation du très bon roman de Roy Lewis, Pourquoi j’ai mangé mon père, j’y suis allée avec une certaine attente.

De l’évolution de l’Homme en version rapide
Édouard est le fils aîné du chef des Simiens, mais de constitution trop fragile, il est abandonné à la naissance, considéré comme indigne d’être l’héritier. Il est alors recueilli par un autre Simien exclu, Ian, auprès de qui il développe une ingéniosité qui va lui permettre de faire de nombreuses découvertes utiles à l’évolution de son peuple. Voilà la vie des Simiens bien bouleversée avec l’arrivée de la bipédie, du feu, de la chasse mais aussi de l’amour.

Une comédie pour petits et grands
À travers une intrigue plutôt classique pour un film d’animation d’aujourd’hui, Jamel Debbouze a voulu faire passer un message. Le film nous interroge sur la différence et la tolérance (le héros du film souffre du même handicap que l’humoriste lui-même), mais il nous rappelle aussi que l’Homme peut être prompt à oublier d’où il vient, une fois qu’il en est parti.
Les plus petits apprécieront les nombreux gags tandis que les plus grands savoureront les différents anachronismes.

Quelques bémols
J’ai été déçue de ne trouver que peu de référence à l’œuvre originale. À part deux ou trois scènes, je n’ai pas retrouvé le ton malicieux de Roy Lewis.
D’un point de vue des images, le film utilisant le principe de motion capture (utilisé notamment dans Le Pôle Express, Avatar, ou encore Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne), je m’attendais vraiment à en prendre plein les yeux. Malheureusement, le graphisme est sans charme.

Résultat
Une fable très drôle qui permettra de passer un bon moment en famille.

À lire
Pourquoi j’ai mangé mon père, Roy Lewis, PKJ, 2004 (1960).

Pourquoi j’ai pas mangé mon père de Jamel Debbouze, Pathé, sorti en salle le 8 avril 2015.

 

Kummba