En ces jours, de COP21, voici un court roman qui va vous donner envie de consommer autrement et privilégier les petits producteurs.

Dans un monde où les grands groupes agroalimentaires sont au pouvoir, il est interdit de cultiver soi-même quoique ce soit. Seuls les aliments contrôlés par les autorités sont autorisés. Dans ce monde où manger n’est plus un plaisir, Marius et son fils Clovis font pousser clandestinement un plant de tomates pour retrouver le goût de la liberté.

 

Savez-vous planter les tomates ?

Vers la mi-avril, les premiers premières poussent apparaissent – délicates et d’un vert tendre. Clovis dès qu’il rentre de l’école monte dans sa chambre. Il va voir ses tomates. Il vérifie qu’elles ont assez de lumière. Que la terre n’est pas trop sèche. Qu’aucune bestiole n’est venue se repaitre des jeunes feuilles en devenir.

Marius apprend à son fils le goût de l’effort et de la patience, ainsi que la satisfaction du travail accompli. Le lecteur ressent aussi les sentiments transmis par le père. L’amour pour la terre si précieuse, la beauté du fruit bourgeonnant donneront envie aux jeunes et aux moins jeunes d’entretenir leur propre potager ou plus simplement de se fournir chez des producteurs cultivant leurs produits avec le même soin que Marius et Clovis.

 

Résister

Résister aux pressions des grands groupes agroalimentaires, mais aussi aux pressions d’un état totalitaire, tel est le message de Christophe Léon livré avec simplicité et délicatesse.

…l’important ce n’est pas la grosseur qu’elles auront, ce qui compte c’est que ces tomates auront le goût de la liberté…

Le goût de la liberté face aux contrôles abusifs ou comment le fait de résister peut être un acte minutieux et non-violent. Ce qui donne à cette dystopie une saveur que l’on ne trouve pas nécessairement dans les autres romans du genre.

Un petit livre à mettre entre toutes les mains.

Le goût de la tomate, Christophe Léon, Thierry Magnie, 2015 (2011).