Parmi les nombreuses oeuvres que mon bac littéraire m’a amené a lire,  il y a eu Dom Juan ou le Festin de Pierre de Molière, pièce de theatre classique par excellence, qui a marqué mon coeur et mon esprit. Publiée a titre posthume en 1682, elle relate une poignée de jours de la vie Dom Juan, libertin, grand amateur de femmes et provocateur.

La séduction massive

Accompagné de son valet Sganarelle, qui n’approuve en rien le comportement de son maitre, Dom Juan séduit continuellement, se retrouvant parfois pris a son propre piège, et l’on ne saurait dire s’il décèle de la beauté parfois insoupconnée ou s’il n’est pas sélectif. Enfin, il n’a que faire de l’offense que son comportement peut représenter envers Dieu ou envers son père, c’est un esprit rebelle, qui se joue des règles et surtout, des gens.

Ce qui m’a plu

Dom Juan, est un personnage qui fait naitre en moi différents sentiments. Je le méprise et pourtant j‘apprécie son audace. Figure emblématique des libertins du 17e, il est le symbole de la séduction et jouit des plaisirs de la vie avec cynisme mais également avec un égoisme profond. Il prouve a plusieurs reprises qu’il est inattentif a autrui, comme lorsqu’il séduit Charlotte la jeune paysanne, pourtant fiancée a Pierrot ou encore lorsqu’il refuse d’écouter son pere. Dom Juan ou le festin de Pierre est une pièce qui regroupe a elle seule des registres variés, passant du comique au tragique. On rit de Sganarelle mais on s’apercoit également que la mort est très présente dans la pièce.

Pour aller plus loin

Personnage mythique, pierre angulaire de la culture populaire, il a inspiré de nombreuses oeuvres, littéraires – comme La nuit de Valognes d’Eric-Emmanuel Schmitt – , musicales – Don Giovanni, l’opéra de Mozart, mais Listz et Tchaïkovski se sont aussi inspirés du fameux séducteur -, plastiques – il trouve place dans des oeuvres de Fragonard (Don Juan et la statue du Commandeur) et Delacroix (La barque de Don Juan)- et cinématographiques – notamment L’oeil du diable d’Ingmar Bergman ou encore Don Juan DeMarco avec Johnny Depp et Marlon Brando- , qui offrent de nombreuses interprétations de son comportement. Certains y voient un personnage qui s’interroge sur sa sexualité, d’autres un blasphémateur.