Vous la voyez probablement tous les jours. En carton ou en bouteille. Plutôt blanche à tâches noires que blanche à tâches violettes. Il s’agit aujourd’hui d’identifier une bestiole, La vache de la brique de lait dont Sophie Adriansen et Mayana Itoïz en dessinent le portrait dans un délicieux album publié aux Éditions Frimousse.

 

Meuh qui es-tu ?

Dans cet ouvrage que l’on découvre sous le format allongé d’une brique de lait, s’y cache un petit garçon curieux, qui s’interroge. Sur les boîtes de petits pois sont dessinés des petits pois. Sur celles des sardines, sont dessinées des sardines… Pourquoi donc n’y aurait-il pas une vache dissimulée dans cette maudite brique de lait, où figure toujours cet animal tacheté ?

Notre petit bonhomme semble bien plus préoccupé que nous : oh la vache, n’avons-nous en effet jamais envisagé qu’une bête s’y trouvait ? Le jeune garçon frémit chaque fois que son Papa ouvre le carton de lait à grands coups de ciseaux. Il pourrait la blesser !

La vie secrète des vaches

Où donc se cache son boviné préféré ? Car lorsqu’il observe par la lunette de la brique, il ne voit rien d’autre que du noir. Derrière la porte du frigo, pas de beuglement en perspective non plus. D’ailleurs, les briques de lait sont jetées dans un sac jaune spécial, remarque-t-il. Coïncidence ? Il ne le pense pas. Il espère en tout cas que les vaches font la fête une fois libérées de leur bouteille de lait.

 

Des vaches qui rient… et nous aussi

En bref, on se laisse emporter avec joie par l’imagination de ce petit homme. L’histoire remet en question un objet du quotidien et lui donne vie, c’est chouette. On aurait presque envie de vérifier dans notre brique de lait que rien ne s’y trouve… À travers ces idées pas si bêtes, on y découvre des vaches pleines de gaîté, qui dansent d’un rayon à l’autre du frigo sans pourtant se faire repérer.

Les graphismes aux tons bleutés nous submergent dans l’univers suave d’un album concentré en lait et en bovinés, avec un trait de crayon qui nous emporte loin des graphismes 3D de plus en plus récurrents ces derniers temps, et ça fait du bien. Une bonne idée serait de lire cette histoire avant de se coucher, et, à défaut d’énumérer les moutons, compter sur les vaches pour s’endormir.