En quelques années, Manon Fargetton est devenue une auteure phare de la littérature ado. Elle revient en octobre avec 10 jours avant la fin du monde. Un roman au titre très évocateur.

Apocalypse Now

Personne n’avait prévu cela : brusquement, la Terre est traversée par un étrange mur d’explosions allant du pôle Nord au pôle Sud et se déplaçant de manière régulière de méridien en méridien. Le dernier impact est prévu dans 10 jours, sur une ligne passant par la Bretagne.

C’est vers cette région que se dirigent les survivants qui tentent de gagner un peu de sursis avant l’inéluctable. Dans cette quête du lendemain, des rencontres se font et des groupes se forment.

C’est dans cette situation apocalyptique que les chemins de Gwenaël, Sara, Lili-Ann, Valentin et Brahim se croisent.

Un roman angoissant

On ne va pas se mentir : ce roman a quelque chose d’angoissant. On devine dès le début le sort réservé aux personnages. Malgré tout, grâce à une écriture hypnotique, Manon Fargetton tient le lecteur en haleine.

On attend, avec le même espoir que les personnages, une explication et une solution qui ne viendront peut-être jamais.

Un roman bouleversant

Bien loin des scénarios catastrophes dont on a l’habitude, Manon Fargetton nous offre un roman où l’humain prime. Les personnages sont extrêmement réalistes dans leurs imperfections et dans leur humanité. Chacun ayant une bonne raison de vouloir repousser cette fin du monde.

Le personnage de Gwenaël, écrivain souhaitant à tout prix terminer son roman avant la fin du monde, attire tout particulièrement l’intention, lorsque l’on comprend qu’il est un double de l’auteure, elle-même, et que son texte est le même que celui qu’elle a écrit il y a dix ans.

Un roman qui raisonne bien après la dernière page.

 

10 jours avant la fin du monde, Manon Fargetton, Gallimard Jeunesse, octobre 2018.