À 17 ans, Astrid Krieger est plus puissante qu’une bonne partie des adultes qu’elle côtoie. A Bristol, son lycée privé, Astrid fait la loi, terrorise ses camarades comme ses professeurs, le tout avec un sourire narquois, des yeux d’impératrice caractérielle et des poignées de billets quand il faut convaincre. Ah oui ! Astrid Krieger est riche, au-delà du raisonnable.

«The Kriegers first came to America in the seventeenth century to seek a new life. Back in Germany a couple members of the royal family had been poisoned, and the Kriegers probably did it, so it was a good idea for the family to vamoose from the old country. […] For the purpose of this story (because it’s a story about me, Astrid Krieger), all you really need to know about my family is that we have always been what people would like to call “the bad guys.” If you ever hear anyone talk about how “The Man” is responsible for all sorts of evil that happened in this country and the world—well, they’re pretty much describing the Kriegers.»

Lors de son renvoi de Bristol pour cause de tricherie, les parents d’Astrid décide de l’envoyer non pas dans l’institution prestigieuse de son choix en Suisse mais au lycée public du coin. Cette déclaration signe la fin d’Astrid à qui toute chose médiocre n’inspire que répugnance.

C’est le début d’une toute nouvelle expérience pour Astrid. Premièrement, elle ne fait plus peur à personne.

«This wasn’t how I was used to being treated. I was used to being disliked, sure—even hated. I was used to being feared. I was not familiar with what it felt like to be openly mocked.»

Deuxièmement, certains de ses camarades cherchent à gagner son amitié. Les seules personnes qu’elle laissait entrer dans sa vie jusqu’à présent étaient celles qui pouvaient lui être utiles. Au lycée public, Astrid se voit entourée de gens qui ne servent à rien et qui la trouve sympathique. Sympathique, elle ? Le monde ne semble plus tourner rond.

Avec Lucy et Noah, la jeune fille ouvre les yeux sur une nouvelle conception des relations humaines. Serait-elles moins superflues qu’elle ne le pensait ?

Cette ado provocatrice, à la répartie cinglante, à l’humour noir et piquant, est un personnage qu’on adore haïr (parce qu’on ne la hait pas vraiment). Elle décrit son expression faciale favorite en ces termes : “a half smirk with eyes rolled high.” Sa confiance en soi défie les lois de l’adolescente typique d’une manière très rafraîchissante.

Dans ce tout premier roman d’initiation, David Iserson use de son talent de scénariste pour concocter des dialogues hilarants et des rebondissements théâtrales. A must-read !

«Things were about to change. If nothing changed, I wouldn’t be writing this down because this is a book about the time when everything changed. And isn’t that what every book is about? No, seriously, isn’t it? I don’t read books.»

Firecracker, David Iserson (auteur pour Saturday Night Live et New Girl), Razor Bill (Penguin group), 2013.

Ariane

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