En regardant la bande-annonce, j’avoue ne pas avoir été très optimiste.

Finalement, j’ai été assez surprise par les différents choix du réalisateur Kenneth Branagh qui a bien représenté l’univers déjà présent dans les Contes de ma mère l’Oye de Perrault, puis dans l’adaptation animée bien connue de Disney sortie en 1950.

Si j’avais eu 5 ans en découvrant cette adaptation de Cendrillon, je pense que j’en aurais eu plein les yeux. Royaume grandiose, robes de bal et de carrosse éblouissants, une bande-originale (composée par Patrick Doyle) entrainante et de bon goût… Le bilan du film est plutôt optimiste.

Le choix de l’intrigue : « be kind and courageous… »

Le début de l’histoire est plus lent que le Disney et ce n’est peut-être pas plus mal. Pour la première fois, l’enfance de Cendrillon nous est vraiment montrée. Apparaît d’abord un passé heureux (oui oui, Cendrillon l’a été !) durant laquelle sa mère lui enseigne les deux qualités qui lui faudra retenir toute sa vie (et oh oui, elle retiendra ce refrain si récurrent) : garder courage et rester bienveillante.  Le prince sera lui aussi contaminé par le refrain.

Elle le rencontre au milieu des bois et le croit être un valet du prince. D’où sa motivation lors de l’annonce du bal : Cendrillon est décidée à le retrouver, quoique mijotent sa belle-mère et ses filles pour l’en empêcher.

Lily, Cate et Helena, des actrices à la hauteur de nos attentes

Stepmother-bar

– Je dois le reconnaître, l’actrice Lily James avait tout d’une Cendrillon. Émue par les chants d’oiseaux, ses amies les souris (mais toute la salle l’était à vrai dire), les jolies fleurs, le sourire béat : nous n’en attendions pas moins d’une future princesse Disney.

Cate Blanchett, qui excelle dans le rôle de la méchante marâtre, est plus névrosée encore que ses épouvantables filles et plus manipulatrice que jamais. Javotte et Anastasie, aussi exaspérantes soient-elles, sont bien les personnages que nous nous attendions à retrouver.

Helena Bonham-Carter, interprêtant Marraine la bonne fée, est également un bon choix ! Maladroite et un peu nerveuse, elle sied très bien au personnage qui se doit d’aider la jeune fille. Parée d’un costume blanc resplendissant, elle fait d’un coup de baguette magique ce que tout le monde attend : la citrouille devient carrosse, les animaux deviennent humains, la souillon devient princesse. Rien de plus simple.

CINDERELLA

 

 

 

 

 

 

 

 

Bilan : un film gai

En somme, le film est moins austère que le dessin-animé. Les sombres passages où la jeune femme est manipulée par sa belle-mère, où elle nettoie le foyer, où elle désespère de sa condition, sont bien moins nombreux dans le film. Cendrillon ici, est pleine de ressources et de motivation, et ce n’est pas si désagréable. Plus de surprise et de liberté de la part du réalisateur n’auraient cependant pas étaient de trop.

Le plus :

Le grandiose du film rend bien, il est à l’image de ce que l’on avait pu s’imaginer en regardant le dessin-animé. Les décors et costumes aux tonalités acidulées rappellent les couleurs bonbons que nous regardions déjà étant enfants.

Le moins :

Les chaussures de Cendrillon : ai-je été la seule à les trouver incroyablement grandes et larges ?

Cinderella-2015

NB : Pour les fans, le film est précédé d’un court-métrage de la Reine des Neiges… C’est l’anniversaire d’Anna. 

Pourquoi ne pas relire les contes originaux ?

« Cendrillon ou la petite pantoufle de verre », Les Contes de ma mère l’Oye, Charles Perrault, publié en 1697) et repris par les frères Grimm en 1812. Disponibles aux éditions Gallimard, coll. Folio plus classique, 2006. Prix : 3 €.

Cendrillon de Kenneth Branagh, Walt Disney Studio, en salle depuis le 25 mars 2015.

A partir de 6 ans.

Durée : 1h44