Tout le week-end, Charles n’a pas arrêté de penser à elle, Adèle. Alors c’est décidé, lundi à l’école, il lui dira qu’il est amoureux d’elle. Mais gagner le cœur de la jeune fille ne sera pas chose facile.

 

Les apparences sont parfois trompeuses

Adèle passe son temps la tête plongée dans les livres. Et puisqu’elle passe son temps à lire, les autres enfants pensent qu’il est facile de l’embêter.

« Nous la prenions pour une fille fragile parce qu’elle lit beaucoup. Nous ignorions qu’en plus elle savait se battre comme une lionne. Du coup, je suis un peu refroidi, moi. Je lui dirai je t’aime cet après-midi. Je ne suis pas à une récré près. »

On découvre une petite fille avec un fort tempérament et qui est loin de se laisser faire. Elle n’hésite pas à user de ses poings sur quiconque interrompt sa lecture. Ce qui provoque de situations plutôt cocasses, mais cela ne semble pas décourager le jeune Charles. Bien qu’impressionné par son amoureuse, il reste déterminé à lui déclarer sa flamme.

Si court qu’il soit, le roman n’en véhicule pas moins de belles valeurs telles que le plaisir de la lecture et la lutte contre les préjugés.

 

Tout simplement

Avec des phrases courtes et incisives, Mathis nous offre un roman tout en humour et simplicité. Les personnages et leurs relations sont loin d’être complexes. C’est donc progressivement et tout naturellement que Charles arrive à ses fins. Tout se passe en douceur pour le plus grand bonheur des jeunes lecteurs.

 

Mademoiselle Pif-Paf, Mathis, Thierry Magnier, 2012.