On est tous faits de molécules est raconté par deux narrateurs : Stewart et Ashley. Absolument tout les sépare.

Stewart est un surdoué de 13 ans. Il adore son chat Schrödinger ainsi que les maths, et pendant son temps libre, il construit un vélo électrique de toutes pièces avec son meilleur ami Alistair et se fait des marathons de la série télévisée Doctor Who.

Ashley, elle, est la fille la plus populaire de son collège, aime les fringues par-dessus tout et regarde tous les épisodes de America’s Next Top Model.

Ce qui les rassemble ? Leurs parents. Léonard, le père de Stewart, et Caroline, la mère d’Ashley, sont amoureux, et ils ont décidé de vivre ensemble.

Stewart s’en réjouit car il relativise : sa mère est morte d’un cancer il y a plus d’un an et son père est très heureux avec Caroline.

Ashley, pour sa part, voit cela comme une tragédie. Pourquoi devrait-elle vivre avec ces deux nerds ? Pourquoi son père et sa mère n’ont-ils pas pu continuer à s’aimer, comme ils le faisaient si bien ? La vérité est que Phil, le père d’Ashley, leur a annoncé récemment qu’il était gay, et Ashley ne réussit pas à lui pardonner d’avoir brisé leur famille.

Comment faire pour que tout le monde tienne dans ce bazar géométrique qu’est une famille recomposée ? Avec ses éléments manquants, comme la mère de Stewart, et d’autres qui en sont exclus, comme le père d’Ashley. Il faut faire des compromis qui sont parfois difficiles, et faire preuve de bonne volonté, malgré les peurs qui se cachent derrière tout changement.

« Chaque fois que nous nous débarrassons d’une chose que maman aimait, j’ai l’impression que nous laissons un peu plus mourir son souvenir. L’impression que nous la trahissons, surtout papa.

Je veux que mon père parvienne à avancer. Je veux qu’il soit heureux avec Caroline. Mais je ne voudrais pas qu’il oublie un jour ma mère, ou qu’il cesse de l’aimer. »

Les choses ne s’arrangent pas lorsque Steward décide de quitter son école de surdoué pour intégrer le même collège qu’Ashley. Le cerveau de Stewart ne semble pas être fait pour les situations typiques d’une vie de collégien !

« Mais résoudre le problème de la faim dans le monde, c’était du gâteau comparé à trouver un moyen de ne pas me déshabiller devant tous ces presque-adultes. »

Récit d’apprentissage, amusant et touchant, On est tous faits de molécules narre le dépassement de préjugés. Coûte que coûte, des alliances se forment et des amitiés fleurissent (nouvelle ou renouvelée). Ce roman apprend la sincérité. Il nous apprend aussi à ouvrir les yeux, à sortir de sa tête et à regarder les autres. On peut être surpris de ce que l’on voit.

L’auteure a débuté sa carrière en écrivant des épisodes pour la série télévisée Degrassi Junior High, influence qu’on retrouve dans les rebondissements de situations et qui nous entraîne au coeur de la complexité de ces années adolescentes.

Dès 13 ans.

On est tous faits de molécules, écrit par Susin Nielsen, auteure canadienne, est paru en avril 2015 aux éditions Hélium.

Ariane