Les classiques ont la vie dure ! Et ce n’est pas J.R.R Tolkien qui dira le contraire, alors que Le Seigneur des anneaux vient d’être projeté en ciné-concert au Palais des congrès de Paris.

Une histoire bien connue

Tout le monde connaît l’histoire de Frodon, un courageux Hobbit qui doit emmener l’Anneau à l’autre bout du monde au péril de sa vie. Tout le monde a encore en tête les sifflements gutturaux de Gollum (« Mon précieux… ») et le combat de Gandalf contre le Balrog (« Vous ne passerez pas ! »). Mais pourquoi se contenter des films (certes exceptionnels) quand tant de détails restent à découvrir dans les livres de cet univers foisonnant ?

Un contexte historico-culturel

Ce n’est pas seulement une intrigue que Tolkien met en place : c’est un univers complet. Avec ses langues, ses peuples, son histoire, sa géographie… Rien n’est laissé au hasard. Et la tentation est grande, au début de cette série de 1 400 pages, de sauter les chapitres jugés « ennuyeux » sur la qualité de l’herbe à pipe ou les mœurs de la Comté. Qui ne préférerait pas assister à la fête d’anniversaire de Bilbon et au départ de Frodon vers l’inconnu ? Mais amputer ainsi l’œuvre de Tolkien (en plus de constituer un sacrilège) lui enlèverait toute saveur, dénaturant l’essence même d’un livre fondateur de la fantasy contemporaine.

Un classique incontournable

C’est grâce au Seigneur des anneaux que nous savons aujourd’hui à quoi ressemblent les nains, les elfes et les dragons. En puisant dans différentes mythologies mondiales — des sagas islandaises aux récits amérindiens —, Tolkien a imposé sa vision des créatures fabuleuses à toute une génération d’auteurs et de lecteurs. Il les a regroupées au sein d’un monde cohérent et les a fixées comme archétypes pour les décennies à venir.

Une œuvre transmédia

Aujourd’hui, incarnés par des acteurs de talent sous la direction de Peter Jackson et servis par la musique enivrante d’Howard Shore, ces personnages sont plus vivants que jamais. On ne sait plus si les livres inspirent les films ou si les films portent les livres, mais une chose est sûre : quel que soit le support, l’émotion est toujours là.

J.R.R Tolkien, Le Seigneur des anneaux, Christian Bourgois, 1996