C’est l’histoire d’un petit garçon citadin, de son meilleur ami et d’un arbre.

Lorsque son père lui décrit le passe-temps favori de son enfance, l’imagination du petit garçon peine à se figurer les grandes étendues d’herbe dans lesquelles, petit, son père s’ébrouait avec joie. Au programme :

« Cabrioles le lundi, saute-mouton le mercredi et roues le dimanche. »

Il ne reste que 13 brins d’herbe dans sa ville à lui maintenant, ce qui ne l’enchante pas…

Un jour, son meilleur ami l’emmène explorer les alentours en vélo et après de longues heures, ils découvrent un tout petit arbre, le dernier arbre. Un bien belle trouvaille pour ces aventuriers de ville !

Un album fait de gris 

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La couleur dominante de l’album est bien le gris : le béton, le ciel pollué, les façades tristes des immeubles, en somme, « tout plein de trucs laids ». Par une superposition de différents plans de dessin, l’illustrateur forme un montage des différents éléments sur la page. L’architecture citadine domine toujours les personnages, petits et dessinés en un coup de pinceau. La ville les engloutit dans l’obscurité. Mais parfois, au détour d’une page, on retrouve du vert vif, des tâches de couleur qui, par contraste avec le gris, sont des bouffées d’air frais (un peu comme une virée en forêt me direz-vous).

Un geste écologique 

Lorsque leur arbre est menacé par la construction d’un nouvel immeuble (on l’apprend dans le journal quotidien qui est rempli de «blablabla», une vision très juste de l’enfance !), le petit garçon et son ami volent à son secours et décident de l’extraire de la terre pour le replanter plus loin, en dehors de la ville.

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Grâce à leur bon sens, les deux garçons sauvent le dernier arbre de la terre. 

Une très bonne leçon de vie et un moyen de sensibiliser les petits aux enjeux environnementaux de demain. 

Le dernier arbre, un album signé Ingrid Chabbert et Guridi, paru aux éditions Frimousse.

Ariane