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Collectif 5 min

Des livres jolis pour les jours de pluie

Puisque l’automne n’est pas franchement connue pour être la saison la plus ensoleillée de l’année (on peut même dire que la pluie est au rendez-vous), nous vous proposons aujourd’hui quelques livres qui pourraient égayer les journées qui s’annonceraient nuageuses…

La danse des radis

Petits et rapides, ces radis nous emportent dans une course poursuite pas banale, celle d’un jardinier affamé qui les mangerait bien sur du pain beurré. De là en découle une vive traversée du jardin, qui nous amène à la rencontre de légumes aussi sympathiques que peureux. Il n’est pas question pour eux que la bande de radis en panique débarque à leur côté, le jardinier pourrait avoir envie de les ajouter à son goûter !

Le rutabaga les envoie ainsi chez d’autres légumes qui, littéralement en rang d’oignons, ne peuvent rompre leur harmonie sous peine d’être repérés. Des épinards aux haricots, en passant par les tomates ou les courges, nos petits radis détonnent. Nulle part, les malheureux n’arrivent à se fondre dans la masse. Et chaque légume se repasse, si j’ose dire, la patate chaude.

Cette course folle est une plaisante bal(l)ade. On croise des légumes craquants et aux minois amusants, qui semblent avoir été peints à la gouache ou l’aquarelle, dans des couleurs éclatantes. Tout le texte est écrit en vers de sept pieds (des heptasyllabes, soit dit en passant) : « On déboule dans les pois / C’est vert, c’est frais, comme un bois. / Pourquoi ne pas s’arrêter ? / On est bien, en vérité // Mais les pois ont le cœur sec : / « Décampez ! Caltez, les mecs ! » / Et, là, sous les haricots, / Flageolets blancs ou cocos ? »

Ce rythme donne au récit une cadence trépidante et amusante, dont les rimes nous enchantent. Pour les plus inspirés d’entre vous, cette histoire pourrait tout à fait être lue en poussant la chansonnette. Au passage, toute la collection « Coquelicot », dans laquelle cet ouvrage a été publié, repose sur ce même principe. Une histoire rythmée par les vers, les rimes et les illustrations. Oh la bonne idée !

La saga des petits radis, écrit par Françoise Morvan et illustré par Florie Saint-Val, éditions MeMo, collection « Coquelicot », 12€.

par Manon

Midnight Sun de Stephenie Meyer

Le dernier volume de la série Twilight place la pluie au cœur de l’intrigue, fournissant un camouflage idéal aux vampires de Seattle ! C’est la pluie qui leur permet de vivre incognito parmi les humains.

Pourtant, c’est un soleil de minuit que nous offre Stephenie Meyer, en revenant une fois de plus à l’univers qui l’a rendue célèbre. Cette obscure clarté, c’est celle d’Edward, vampire figé à jamais dans ses 17 ans. Il se débat avec l’idée de faire subir le même sort à l’humaine qu’il aime, en l’attirant dans ses ténèbres. La figure de Bella, chaleureuse et lumineuse, rapelle Perséphone, condamnée à passer la moitié de sa vie aux Enfers à cause de l’amour d’Hadès. C’est pour cette raison qu’Edward lutte autant contre ses sentiments – d’abord la haine, puis l’amour.

Bien sûr, la lectrice sait comment ça va finir ; toute fan de Twilight qui se respecte a déjà lu l’ensemble des tomes au moins 3 fois. Ici, le quoi compte moins que le comment : comment Edward et Bella vont-ils finalement développer la relation que l’on connaît ? Et quel impact cela aura-t-il sur le jeune vampire ?

Adopter le point de vue masculin sur cette romance est une brillante idée ! On découvre ainsi toute la profondeur d’un personnage que l’on ne connaissait jusque-là qu’à travers un regard extérieur. Et c’est l’occasion d’ajouter au canon des scènes inédites, drôles ou terribles, à peine mentionnées dans le livre original.

Un matériau nouveau qui s’est fait attendre mais ravira à coup sûr les fidèles.

Stephenie Meyer, Midnight Sun (traduit par Luc Rigoureau), Hachette, août 2020.

En découvrir davantage sur le site de l’éditeur.

par Stéphanie

Un thé à l’eau de parapluie

Je vous propose un petit album pour les enfants dès trois ou quatre ans, mais aussi bien les adultes qui adoreront s’envelopper dans la douceur de ses pages comme dans un bon plaid auprès d’une bougie parfumée.

L’automne est désormais là, et bien installée. Cela mine quelque peu le moral d’un adorable blaireau du nom d’Elmo qui regarde, tout pensif, la pluie ruisseler sur la vitre de sa maison. Alors il sort et s’en va recueillir dans une théière l’eau de pluie tombant d’un parapluie vissé au sol. Voilà sa recette originale d’un thé réconfortant.

Il invite alors à boire le thé ses deux chats en peluches qui vont s’avérer être de terribles compères. Déçu, il invite deux amis, l’écureuil et la belette qui, tout trempés, sont bien heureux de se réfugier et savourer son bon thé chaud.

On découvre alors le secret de cette fameuse recette du thé à l’eau de parapluie. Le nuage qui s’est transformé en gouttes de pluie s’est gorgé d’eau durant tout l’été et a accumulé tout les beaux souvenirs de cette belle saison. En le buvant, les amis se remémorent leurs joies, leurs rires et les pique-niques joyeux.

Mais le temps de se remémorer tout cela, la pluie a cessé et a laissé derrière elle de grosses flaques où tous se jettent allègrement ! L’automne est finalement aussi la saison de beaucoup de joie se disent-ils. Et le plus beau c’est qu’en se salissant, il faudra bien après se laver et rester au chaud avec un excellent thé d’Elmo…

Cet album est un petit doudou !

Il appelle à voir la beauté par tous les temps et aussi l’importance de bons ami.e.s avec qui jouer et rire. Je le trouve particulièrement intelligent aussi parce qu’il rappelle que nos humeurs peuvent être variables mais que l’on peut accepter cela sereinement plutôt que de lutter, que ça ira mieux plus tard et que c’est bien comme ça aussi.

(pssst ! Allez voir quelques pages sur le site de l’éditeur, juste ici)

Un thé à l’eau de parapluie, Karen Hottois, Chloé Malard, Seuil Jeunesse, août 2020. 10,90 €

Chloé

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