Maya est une jeune fille atypique : elle est bibliophile, signopaginophile et surtout, elle ne termine jamais les livres qu’elle lit. Elle se contente de marquer le livre à l’endroit où elle s’est arrêtée, estimant qu’elle ne désire pas en savoir plus.
Elle vit une vie tranquille avec sa mère et son beau-père, jusqu’au jour où elle s’inscrit à la bibliothèque et fait la rencontre d’un vieux monsieur excentrique, Manuelo.

Une affaire de famille
Ce roman de Matt7ieu Radenac et Yaël Hassan, m’a beaucoup fait penser au premier roman de cette dernière, Un grand-père tombé du ciel. On découvre, dans La Fille qui n’aimait pas les livres, un grand-père qui veut faire la connaissance de sa petite-fille qu’il n’a jamais connue. Leur relation se noue autour de leur amour commun pour la lecture, mais aussi autour d’un douloureux secret qu’ils partagent sans même le savoir.

Un roman à plusieurs voix
Les auteurs utilisent différents points de vue pour raconter cette petite histoire. Manuelo, Maya, sa mère, son père, et bien d’autres interviennent tous à leur manière dans la narration. Ce qui donne à ce récit en apparence très simple, toute sa richesse.

Pour l’amour des livres
Le roman repose en partie sur le plaisir de lire, sur les sentiments que peuvent procurer les différents livres que l’on peut lire. En cela, ce qui manquerait peut-être, ce serait plus de citations d’œuvres. On s’attendrait à ce que les auteurs évoquent plus de titres quand un thème pareil est abordé.
Malgré cela, c’est avec délice que je me suis plongée dans cette lecture, au rythme très doux, qui m’a rappelé les premiers romans que j’ai pu lire plus jeune.

La Fille qui n’aimait pas les fins, Yaël Hassan et Matt7ieu, Syros, 2013.